Les vivants chez les Maures

Publié le par Afrikatrip

Les vivants chez les Maures

Salam Aleikoum tout le monde !
Nous reprenons la plume après quelques jours passés dans le désert saharien...

Nous sommes donc partis du campus d'Euromed à Marrakech après avoir dormi une nuit à l'hôtel Vatel, école d'hôtellerie et de restauration présente sur le campus. (pour plus d'informations, consulter http://campusmarrakech.com/). Nous avons été très bien reçu, par les cadres d'Euromed ainsi que ceux du campus.
Nous reprenons donc la route pour le Sud du Maroc, le Sahara Occidental puis la Mauritanie. Nous dormons au Nord d'Agadir, juste avant la petite bourgade de Chichaoua le soir dans la 4L. Nous continuons la route, passons par Tiznit, Guelmim, puis dormons à Tan Tan. Le paysage est de plus en plus aride, quoique très vert à certains endroits, nous avons du mal à l'expliquer. Nous perdons aussi beaucoup de temps dans les montagnes. Même si les paysages sont très beaux, le 4L atteint sa vitesse de pointe à 60-70 dans les montées ce qui nous ralentit pas mal. Mais nous avons le temps! Nous profitons donc de ces paysages, de ces immenses étendues de montagnes, puis de rochers, puis de sable. Nous apercevons des montagnes aux couleurs pourpres côtoyants celles de couleurs jaune orangé. Le climat devient plus lourd, nous commençons à sentir les coups de soleil, mais aussi la douce odeur de transpiration... Nous poursuivons notre route par Tarfaya et Laayoune et arrivons donc dans le Sahara Occidental. Nous faisons le plein d'essence à chaque station, et dormons le soir à Boujdour, petit bled. Nous nous faisons embêter par des enfants qui viennent nous réclamer un fromage, un bonbon, un dirham, et ceci toute la soirée. Nous sommes donc obligé de repartir, et dormons à la sortie de la ville, sous un lampadaire, et devant le ministère de l'intérieur.

Nous arrivons à Dakhla à midi. Nous croisons Henri, un cycliste belge qui a effectué la même route que nous, mais en vélo... Le goudron, la chaleur, la poussière, l'effort... Chapeau bas l'artiste et bon retour à Gand! Dakhla est un endroit connu des kite surfers qui viennent s'entrainer et faire des compétitions ici. Les plages sont donc très belles. Nous nous sentons donc obligé d'y aller faire un petit tour. La mer est en effet assez chaude et le sable très fin. Quelques photos plus tard, nous repartons. Nous profitons du paysage qui s'offre à nous; la mer à droite, le désert à gauche et enfin les premiers dromadaires.



Nous passons la nuit dans le désert, et ouvrons la girafe de la 4L ce qui nous permet d'avoir une vue sur le magnifique ciel étoilé. Depuis quelques jours le menu n'a toujours pas changé, sandwich au chips et à la vache qui rit, avec en prime une orange ou parfois des petits gâteaux !! Nous partons tôt le matin afin d'arriver avant midi à la frontière mauritanienne. Sur le chemin nous croisons Andy et Lin, un couple de belge établis en France. En rade sur la route pour un problème d'alternateur, nous essayons de les tracter. Qui l'eût cru? La 4L dépannant une autre voiture...! Mais voilà, la pauvre petite surchauffe et nous sommes obligés de laisser ce charmant couple sur le bord de la route et d'aller chercher secours au prochain garage.

Quelques heures plus tard, nous arrivons enfin à la frontière. La frontière marocaine s'est bien passée, quelques demandes de backchiche mais pas grand chose. Puis, le no man's land, espace sableux et rocailleux de 4km entre les deux frontières. Nous n'avions qu'une consigne, ne pas nous arrêter et suivre la piste de gauche. Le no man's land porte bien son nom, c'est la terre de personne, donc de tout le monde. Nous avions plus tôt eu la malchance de casser notre ventilateur, et nous attendions d'être à Nouadhibou pour le réparer. Evidemment, la voiture surchauffe, nous sommes donc sortis de la voiture, extincteurs à la main. Nous avons cru que c'était la fin, qu'elle allait nous lacher ici, dans le no man's land. A peine sortis, deux voitures arrivent de chaque côtés, les mauritaniens d'en face, les marocains de derrière. Ils se disputent la proie, les échanges sont virulents, ils se traitent de menteurs et peut-être d'un peu plus en arabe.. Etrange impression que de se retrouver au milieu de tous ces hommes sans portes de sortie. Le marocain s'en va, les mauritaniens se proposent de nous tracter jusqu'à sortir du sable. Nous nous sortons de ce mauvais pas pour quelques billets et une belle peur.

Nous arrivons donc à la frontière mauritanienne à l'heure du déjeuner. Nous attendons une demi heure, à laquelle s'ajoute une autre demi-heure de prière. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, puisque nous attendrons en tout 4 heures pour obtenir tous les papiers.

Nous repartons en fin d'après midi et nous dépêchons d'arriver à Nouadhibou avant la nuit. Nous voulons absolument réparer notre ventilateur. Nous allons dans une boutique qui nous conseille un mécanicien. Nous faisons avec lui tous les garages de Nouadhibou, des plus grands aux plus petits. Contrairement au Maroc, il y a ici beaucoup de vieilles mercedes et peu de vieilles Renault. Nous trouvons finalement un ventilateur de R9 qui n'a pas l'air très en forme mais qui marche bien! Nous le réparons et payons notre sauveur du jour. Nous nous arrêtons ensuite dans un camping conseillé dans le Lonely Planet, le camping Abba. Non ce n'est pas une discothèque des années 80, mais un endroit où nous avons pu changer tous nos pneus et faire de nouvelles rencontres. Ne sachant pas à qui s'adresser, nous nous tournons vers nos voisins qui se trouvent être des vieux briscards du Sahara, ethnologues et anthropologues. L'un est un ancien vainqueur de Paris Dakar, l'autre médecin à la retraite de son état. Tous deux, en plus de leur expérience et de leurs conseils vont aussi nous aider à remettre la voiture en selle. Un grand merci à tous les deux !

Nous avons ensuite pris la route de Nouakchott, route sans grand intérêt, chaude et monotone. Nous sommes arrivés à Nouakchott hier soir, chez Gery et Julie (et Abel) qui nous hébergent encore ce soir et qui nous ont très bien accueillis. Viandes, légumes, gâteau au chocolat... c'est la fête !!

Nous repartons demain pour la frontière sénégalaise et peut- être Saint Louis si nous avons le temps. Pour les mamans, nous sommes tous les deux en bonne santé et tout va bien.

Pour les photos, trouvez le lien ici


A très bientôt !

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Commenter cet article

lauriane 25/03/2010 11:11


super les mecs... ça fait plaisir de vous suivre avec autant de détails... on pense à vous! lauriane


margaux 24/03/2010 17:59


ca fait plaisir d'avoir de vos nouvelles et desuivre votre aventure en direct. on pense bien à vous.gros bisou


Dodo 22/03/2010 23:47


Merci de toutes ces nouvelles, on a l'impression d'y être un peu...!
Plein de bises à tous les deux.
Dodo


elisabeth jacquelin 22/03/2010 22:42


sympas les photos, pas trop dur le passage du luxe aux dromadaires..?
ménagez votre monture !
bises Elisabeth


pierre jacquelin 22/03/2010 22:34


Salut vous deux, c'est pas bien pour une vieille dame de remorquer une jeune fille...La preuve elle s'est vangée en vous faisant le coup de la panne! Bonne continuation et bon courage.Pierre.