"On dirait le Sud..."

Publié le par Afrikatrip

"On dirait le Sud..."

Messieurs Dames, on en parle dans les chaumieres, les grands critiques litteraires s'impatientent, le voici. Nous avons l'honneur et la joie de vous presenter l'ultime article qui clot ainsi nos 6 mois de voyages et d'aventures sur le continent africain.

Notre route s'etait donc arrete a Kinshasa chez Pierre et Maud qui nous ont recu pendant presque deux semaines. Nous les quittons donc plein de souvenirs de ces deux belles semaines a dormir dans un lit, a manger des repas equilibres (si si...), a boire des Primus et a prendre du bon temps! Nous prenons la route de Matadi, 300 km goudronnes plutot en bon etat jusqu'a la frontiere. Nous arrivons au poste de frontiere de Luvo afin de rentrer en Angola. Pas de problemes particuliers, nous nous preparons donc a affronter deux jours de mauvaise route jusqu'a Luanda. Nous garderons finalement un bon souvenir de Kinshasa malgre le fait que le pays ne soit pas forcement le plus attractif!
 
La route quoique pas tres longue, est en tres mauvais etat, un peu comme au Congo. Nous prenons donc notre mal en patience et avancons lentement. Nous disposons de seulement 5 jours pour traverser tout le pays du nord au sud, ce qui represente plus de 2000 km, en comptant deux jours pour les 500 premiers. Nous nous levons donc a 5h du matin pour conduire jusqu'a la tombee de la nuit qui arrive en general vers 17h-17h30. La, nous cherchons un coin ou dorrnir le soir. En Angola, tout est tres tres cher, Luanda est d'ailleurs une des capitales les plus cheres du monde, devant New York et Londres.Par exemple un petit paquet de noix de cajoux vaut pres de 10 euros! Par contre, en tant que pays petrolier, l'essence n'est pas chere du tout, nous en avons pour 10-15 euros le plein, plus du tiers des prix francais. Nous cherchons donc des endroits dans le bush pour dormir. Le deuxieme probleme en Angola reside dans le fait que c'est un pays dont le territoire est encore mine a 80% du fait des recentes guerres (la derniere en 2002). Il ne faut donc pas trop s'eloigner des routes principales... Nous pouvons ainsi voir des panneaux, attention region minee, ce qui n'est pas tellement rassurant. Nous avons dormi notre premiere nuit chez un eveque qui a bien voulu nous heberger, ou nous avons pu voir la decadente equipe de France jouer contre l'Uruguay. Le lendemain, nous avons dormi a Luanda chez Andre et Claudine ou il etait bon de retrouver le confort d'une maison, d'un pastis et un autre discours sur ce pays tant decrie. Et ceci surtout apres 16 h de route dans la journee dont 3h perdus dans Luanda, sans plan. Nous prenons meme un sens interdit et nous faisons arreter par les policiers, qui ne parlent que portugais... Nous n'avions pas pris d'assurance en Angola et ne voulions donc pas etre interroges par des policiers de peur qu'ils nous demandent ce papier. Nous faisons donc les touristes qui ne comprennent rien. Le plus dur est de ne pas eclater de rire, lorsque le conducteur fait le debile alors que les policiers font tous les efforts pour se faire comprendre avec des "documento del car", ou des "document del carro". Heureusement nous nous en sortons bien en faisant comprendre qu'on est perdu, qu'on a pas vu... Nous passons la soiree a discuter du pays, des consequences de la guerre, du paysage fabuleux qui existe et des enormes opportunitees touristiques qu'offre le pays. Le lendemain, nos hotes nous proposent un super petit dejeuner afin de reprendre des forces pour les kilometres restants jusqu'en Namibie. Nous passons nos deux dernieres nuits dans une carriere puis sur une petite route longeant la principale. Nous longeons donc pendant deux jours cette fabuleuse route cotiere que nos hotes nous ont decrits la veille et il est vrai qu'elle est magnifique! Nous arrivons dans les temps a la frontiere malgre une fin de piste (100km-150km) un peu pourrie. Nous obtenons notre tampon de sortie sans probleme. Par contre la personne qui s'occupe des douanes veut nous faire payer notre tampon de sortie du territoire sur le carnet de passage en douane de la 4L. Nous restons pres d'une heure a chercher d'autres personnes qui pourraient nous faire ce malheureux tampon. Finalement, nous quittons le pays sans le tampon de sortie, arrivons en Namibie et obtenons notre tampon d'entree apres quelques palabres. 
 
 
Et la c'est la delivrance, nous avons enfin atteint notre jardin d'Eden. Des la ville frontiere, nous avons l'impression de ne plus etre sur le meme continent, c'est en quelques sorte une afrique europeenne qui s'offre a nous. Buildings, banques, supermarches... trop facile! La Namibie, pays des animaux en liberte, des elephants d'Etosha, des dunes rouges de Sossusvlei et bien d'autres encore... Nous y voila! 
 
Nous commencons notre periple a l'Ouest du pays, dans les terres du peuple Himba. Nous nous dirigeons vers Epuppa Falls, havre de paix et de beaute. Ces chutes ne sont certes pas tres impressionantes mais sont merveilleuses de par la diversite de la faune qui les entoure. En effet, baobabs geants, palmiers, montagnes arides, plage de sable fin, tout est la. Nous nous installons dans un camping qui borde les chutes et dont la terrasse donne sur les chutes. Nous faisons la petite ballade le long des chutes avec Jean Marc, un francais cinquantenaire qui lui aussi a traverse l'Afrique mais par la cote Est et... en velo! Le soir nous assistons au deuxieme match catastrophe de l'equipe de France face au Mexique. Heureusement que nous trouvons quelques bieres fraiches pour nous remonter le moral dans ce camping investis par les sud-africains. En effet, avec la coupe du monde ceux-ci ont deux semaines de vacances supplementaires et beaucoup en profitent pour voyager. Au petit matin, notre monture refuse de prendre la piste. Attires par nos tentatives de demarrage et le bruit anormal du moteur nos voisins de camping, des sud-africains, viennent nous aider. Une poulie ne tourne plus et le systeme d'allumage est deregle. Quelques coups de tournevis et une bonne dose de degripant ont suffit pour la faire tourner de nouveau comme au premier jour. Nous remercions Danie et ses amis qui insistent pour que nous les appelions en arrivant a Cape Town. Danie travaille dans le milieu automobile et promet de nous aider a vendre la 4L. Pas mecontent d'avoir gagne un precieux contact nous repartons faire du rallye sur les pistes namibiennes! Les pistes qui sont devenues depuis la frontiere d'excellentes routes goudronnees. Nous reprenons donc la route en direction d'Opuwo, en plein territoire Himba. Ce qu'il y a de tres particulier chez le peuple Himba ce sont ses femmes. En effet, celles-ci se couvrent le corps et les cheveux d'un melange compose de graisse d'animaux et de terre rouge, ont garde leur habit traditionnel et sont a moitie nue... rassurez vous nous nous sommes remis de nos emotions! Il n'est pas rare de les croiser devant des banques dans les supermarches ou les stations essence, nous vous laissons imaginer le contraste!
 
Apres les Himba, direction le parc Etosha, ses elephants, ses lions, ses girafes et autres rhinoceros... et dire que nous aurions pu etre en France! Nous avons passe deux jours dans le parc et nous en avons eu pour notre argent. Des notre entree dans le parc une colonie de zebres entouree de quelques gnous sont venus nous saluer et nous souhaiter la bienvenue chez eux. Quelques minutes plus tard c'est Sophie la girafe et ses amies qui ont croise notre route. Puis, etant jaloux de ne pas etre de la partie, Babar a pointe le bout de sa trompe au milieu de la piste. Nous saluons plus tard un grand nombre de springboks, des autruches, un serpent, une hyene, des chacals, des kudu, des oryx (dont la viande est tres bonne d'ailleurs)... Nous terminons notre premiere journee sans le rugissement du lion ni la corne d'un rhinoceros. Tous les camping du parc etant apparemment complet nous sortons du parc pour la nuit, bien decides a traquer le roi de la jungle et son compere le rhino le lendemain. Nous arpentons avec vigilance la rhino drive, ou il n'y a pas de rhino, et attendons patiemment le rugissement du King. Mais malheureusement nous ressortirons bredouille de cette chasse. Le lion ne nous voulait pas! Dans le parc nous croisons un couple avec qui nous discutons anglais quelques minutes pour finalement se rendre compte que nous etions tous les deux francais. Martin est tres fier que son accent ne l'ait pas trahi!
Nous repartons du parc Etosha des images d'animaux plein les yeux vers Palmwag et la Skeleton Coast. 
 
Nous dormons a Outjo ou nous passons la soiree avec des sud-africain dans un lodge-camping. Le lendemain direction la foret petrifiee, site archeologique ou l'on peut observer des arbres fossilises de plus de 180 millions d'annees. Puis apres cette petite visite culturelle direction la Skeleton Coast ou nous voulons arriver avant la nuit. Malheureusement le moteur de notre vaillante monture en decida autrement...Le moteur chauffe anormalement et nous devons nous arreter tous les 500 metres pour la laisser refroidir. Le plus drole est que nous sommes dans une region vallonee et que si nous arrivons a gravir la plupart des cols, nous restons bloques au milieu de la pente la plus raide. Impossible d'avancer et personne pour nous tracter car nous sommes en plein bush. La seule solution est que Guillaume et ses 80 kilos descendent de la voiture. Et la, le miracle se produit, apres avoir repris de l'elan la 4L grimpe tel Contador dans le col du Galibier! On vous rassure, depuis Guillaume est beaucoup plus regardant sur les calories de nos repas! Mais meme si nous atteignons le sommet de cette cote, la voiture continue a suer. Nous nous apercevons que nous avons perdu un boulon du pot d'echappement et que toute la fumee sort directement dans le moteur. Ceci explique donc la surchauffe rapide de celui-ci. Sur conseils de sud-africains s'arretant a notre hauteur, nous trouvons un systeme avec des sandeaux pour rouler capot a moitie ouvert pour laisser l'air chaud s'evacuer. La decision la plus sage qui s'impose est de faire un petit detour par Palmwag et reparer avant d'entamer les kilometres sans vie de la Skeleton Coast. Quelques coups de perceuse plus tard dans le garage d'un lodge nous passons la nuit sur le parking d'une petite station essence, et nous preparons a repartir de bonne heure le lendemain matin. 
Nous decollons le matin vers 7h en direction de la route de la cote reputee tres belle ou nous pourrons croiser Cape Cross et sa reserve de phoques, mondialement reputee. Une heure apres etre parti et avoir croises elephants et girafes en pleine nature au leve du soleil nous nous arretons sur le bord de la route ou un jeune couple sud-africain semblait en difficultee. En effet, les fixations d'une de leur roues sont hors d'usage. Nous nous organisons alors pour raccompagner un des deux a Palmwag  afin de trouver un bon mecanicien. Guillaume part alors avec Kim et Martin reste avec Peter, qui a 9h du matin lui offre sa premiere biere de la journee. La devise de Peter etant "Cold beer?", ca ne sera pas la seule et commence alors la degustation de bieres en plein soleil a jeun... Bizzarement Martin a reussi a parler anglais tout seul pendant 3 heures ce jour la! Sur le chemin du retour, alors que Kim a bien trouvee un mecanicien, c'est la 4L qui tombe en rade le long de la route, un fils de batterie s'est coupe. Un groupe de sudafricains s'arrete pour donner un petit coup de main. A ce moment la Kim passe avec le mecanicien et me demande si tout va bien. "Normalement tout va bien, je vous rejoint a la voiture, no problem!". Guillaume repart donc avec la voiture. 20 min plus tard, un bruit bizarre dans le moteur. Nouvel arret, il s'agit d'un probleme de ventilateur qui ne marche plus et du coup la voiture chauffe tres vite. Guillaume ressort de la voiture pour aller chercher les outils dans le coffre, et la, SURPRISE, plus de boites a outils. Elles sont restees sur le bord de la route. Guillaume a en effet juge que la voiture etait un peu lourde et a decide de se debarrasser du superflu... Apres 3 ou 4 aller retour entre les deux points, avoir questionne dans toutes les maisons si quelqu'un avait trouve deux boites a outils, Guillaume a rejoint Martin, Kim et Peter a la voiture, il est 13h... Apres quelques "cold beer", nous decidons de rebrousser chemin jusqu'a Palmwag ou Kim et Peter qui se sentent terriblement coupables de notre malheur nous offrent le camping, le dine et les bieres. Ce qui, somme toutes, valait bien de perdre les boite a outils... Depourvus d'outils nous decidons de ne pas passer par la skeleton coast ou la route n'est pas goudronnee. Nous faisons donc un grand detour et partons en direction de Swakopmund.
Nous arrivons a Swakop' en fin d'apres midi et en profitons pour faire quelques photos sur la plage. Le bord de mer est vraiment magnifique, avec une grande digue et un resto-bar vraiment sur le bord de mer. C'est la que nous retrouvons Paul qui nous accueille avec sa femme Beatrice. Nous sommes accueuillis dans leur sympathique appart dans le centre de Swakop' pour un bel apero! Le lendemain, nous nous balladons dans la ville, et confirmons les dires de nos amis voyageurs, Swakopmund est bien plus allemand qu'une ville allemande. En gros cela ressemble a l'Alsace. L'explication de ce phenomene est simple, sachant que la Namibie etait un pays de repli des nazis apres la seconde guerre mondiale. C'est pour cela que beaucoup de noms sont de consonnance germaniques. La ville recele un certain cachet avec son phare, sa belle plage et toutes ses activites que l'on peut pratiquer (quand on en a les moyens!): sandboarding, quad dans les dunes, kitesurfing... Nous passons la journee du samedi a nous ballader dans les rues, ou un carnaval a lieu ce jour la. En fin d'apres-midi, place au sport avec un tennis endiable! Apres 4 mois sans sport nous sommes dans une forme eclatante et c'est facilement que Martin terrasse ses adversaires. Les jambes de Guillaume et Paul s'en souviendront longtemps! Pour nous remettre de nos emotions, Paul et Beatrice ont un diner prevu avec leurs amis dans un restaurant chic de la ville. Nous sommes convies pour la soiree qui se terminera dans le bar branche de Swakop'. Au programme le dimanche, messe. Le pretre parlant moitie anglais moitie afrikans nous avons tout compris car evidemment nous sommes trilingue maintenant! Nous rencontrons un pilote autrichien et sa femme avec qui nous dicutons de la bonne vieille Europe ainsi que de Swakop et la Namibie. Puis Guillaume et Paul n'ayant pas assez souffert la veille nous repartons pour les courts de tennis. Et l'histoire se repeta... Pour reposer leurs organismes meurtri nous passons l'apres midi devant Wimbledon et la Coupe du monde. Nous quittons nos hotes le lundi matin en ayant l'impression d'avoir ete en vacances quelques jours. Mais quelques kilometres plus tard un bruit etrange et une odeur de brule nous obligent a nous arreter. Nous demontons la roue et constatons que nos roulement arriere ont fondu. Nous devons donc faire demi-tour et pour le plus grand bonheur de Paul retourner a Swakopmund pour trouver la piece. Dans leur grande bonte, et non sans quelques moqueries, Paul et Beatrice nous rouvrent leurs portes! Nous trouvons un garage qui peut nous reparer la casse pour le lendemain. Devant le montant de la facture nous ne sommes pas loin de la syncope et en bon francais negocions une reduction etudiante! Reduction accordee et voiture reparee le mardi apres-midi nous pouvons reprendre la route mercredi matin direction Sossusvlei.
Nous roulons toute la journee, depassant Windhoek et nous nous arretons a Mariental pour la nuit. Nous la passons dans notre 4L dans une station essence. Le lendemain, nous prenons un cafe dans endroit assez magique, ou chacun peux ecrire un petit mot sur le mur apres son passage. Le cafe se trouve sur la route en direction de Sossusvlei, nous decouvrons donc les autographes de toutes les nationalites, dont deux francais. Quelques kilometres plus loin nous arrivons sur le site de Sesriem, ou nous allons camper. Nous rencontrons un couple de professeurs motards allemands avec qui nous sympathisons et qui nous propose de partager un emplacement avec eux. Nous acceptons avec joie, et nous lancons a l'attaque des dunes. Nous allons jusqu'au site de Sossusvlei ou nous avancons un peu histoire de se familiariser avec ces grandes dunes rouges. Nous rentrons en nous arretant a "Dune 45", une grande dune que l'on peut escalader et qui est particulierement belle au lever et coucher du soleil. Les couleurs sont effectivement tres belles et le decor change de couleur au fil des minutes lorsque le soleil se couche, c'est bluffant! Un decor magnifique qui n'en finit pas, une etendue de dunes dont on ne peut apercevoir le bout, enfin bref un decor sublime. Nous partons tout de meme avant la tombee de la nuit, heure a laquelle les portes du camping ferment. Nous passons la soiree avec le couple de motard qui, nous voyant sortir nos chips, nos tranches de gouda et de tranches de "viande" nous proposent de partager leurs pates, ce que nous faisons avec joie!! Nous discutons un petit bout de temps puis nous couchons vers 22h. Le lendemain matin, si nous voulons avoir le lever de soleil sur les dunes, qui est soi disant encore plus extraordinaire que le coucher, il faut partir des l'ouverture des portes a... 5h45. Nous etions donc pres devant la porte, en 5eme position a 5h30. Nous montons Dune 45  pour la deuxieme fois et attendons que les rayons du soleil viennent caresser le haut des dunes. Le decor est en effet somptueux, mais, a notre gout moins extraordinaire que la veille. Nous nous dirigeons ensuite vers le site de Death Vlei, sorte de foret d'acacia morts plantes la, au milieu des dunes. Empruntant une navette, nous rencontrons des francais dans la jeep avec lesquels nous parlons d'abord anglais puis francais, l'accent de Martin nous ayant une fois de plus trahi. Ce decor est, il est vrai assez stupefiant!! Nous montons les dunes environnantes, Guillaume plus vite que Martin, etant donne que ce dernier a voulu faire son malin en la montant avec un pas force. Martin etant enfin arrive en haut, nous avancons un peu pour avoir une vue assez generale de la "vallee de la mort". Nous reprenons ensuite la navette vers le site de Sossusvlei, ou Martin un peu reticent a monter une si grande dune se force finalement voyant que son camarade ne lui laisse pas le choix. Sossusvlei est l'une des plus grandes dunes de l'endroit, et nous pouvons donc voir ces etendues de sable nous entourant sur des centaines de kilometres, un decor absolument somptueux! Mais etant au point le plus haut nous essuyons aussi quelques rafales de vent. Et le sable dans les dents, c'est pas evident. Nous repartons donc de Sossusvlei puis de Sesriem en direction de la capitale avec un sentiment de liberte et des images plein les yeux.
Nous arrivons en fin d'apres midi a Windhoek, ou Etienne nous accueille dans sa colloc a 10 min du centre de Windhoek. Nous sommes loges chacun dans une chambre, ce qui rejouit Guillaume dont les narines ne peuvent plus supporter l'odeur nauseabonde des panards de son compagnon d'infortune. Nous passons deux ou trois jours a Windhoek. La ville est tres calme, trop calme!!! En fait il ne s'y passe pas grand chose. Nous sommes tout de meme invite avec Etienne dans un back pack pour un petit barbec. Et la nous rencontrons Michel et Bernadette que nous avions rencontre a Swakop, ainsi que Fritz, le pilote autrichien et sa femme qui reprenait l'avion le lendemain. Que le monde est petit! En plus nous rencontrons Philippe, jeune francais de 24 ans qui, lasse du monde europeen et de son hypocrisie, manage un backpack a Bloemfontein. Nous avons passes une super soiree qui s'est finie dans le fameux bar "Joe's beer bar". Apres 3 jours passes dans la capitale, et afin de ne pas nous encrouter, nous reprenons la route vers la bande de Caprivi qui se situe au Nord Est de la Namibie et qui fait le lien avec la Zambie et le Botswana.
En remontant nous sommes choques ou plutot surpris de voir a quel point cette partie de la Namibie est en retard par rapport au reste du pays. Que se passe-t-il? En quelques kilometres nous avons l'impressions de retomber en pleine afrique centrale. 
Le moment le plus marquant de notre passage dans cette region est notre soiree dans un hotel de luxe de Katima Mulilo (ville frontiere avec la Zambie). Comme nous sommes trop riche pour nous payer une nuit dans une suite royale nous avons choisi le camping de cet hotel plante sur les rives du Zambeze. Mais comme nous sommes toujours passionnes de ce sport que l'on nomme football, nos pieds nous ont vite conduit au bar de ce superbe hotel pour assister a la demi-finale Pays-Bas/Uruguay. Nous comptions nous offrir une biere pour admirer le spectacle, mais nous avons ete pris de court par un homme plutot corpulent et imbibe d'alcool jusqu'a la moelle! Celui-ci, accoude au bar, marmona un son (melange d'anglais, d'afrikans et de sa langue natale le tout avec l'accent de l'ivrogne pas frais) qui semblait vouloir signifier de venir nous assoir a cote de lui. Nous avions bien compris et n'avons pas eu tort d'accepter l'invitation. Cet homme n'etait autre que le maire de la ville et conseille du gouverneur et nous a paye le repas et les boissons pour la soiree. Que demander de plus que les plats raffines d'un hotel de luxe accompagnes de bieres devant une demi finale de Coupe du monde, le tout offert par le maire de la ville completement saoul?! Apparemment a son gout il manquait quelque chose puisque en plein match debarquerent deux filles surmaquilles et tres peu habillees....et notre homme disparu avec elles pour la soiree! Bien evidemment nous avons refuse cette derniere invitation, ca n'est pas tous les jours qu'il y a Pays-Bas/Uruguay a la television!
 
Le lendemain direction la Zambie et ses chutes Victoria. Mais nous avons vite dechante en passant la frontiere. Pour a peine 24 heures en Zambie nous avons du payer des visas, une assurance, une taxe routiere, une taxe carbonne...et tout ca au prix touriste evidemment. Meme si nos portefeuilles l'ont regrette, nos yeux en redemandent encore tant ces chutes sont splendides. Pas plus de description, les photos parlent d'elles meme.
 
Apres la Zambie en route pour le Botswana et le Delta de l'Okavango.
De la Zambie, nous passons au Botswana par un bac qui nous rappelait les glorieuses heures du bac entre Brazzaville et Kinshasa, a un moindre niveau evidemment... Nous passons donc au Botswana et allons a Kasane la ville la plus proche pour faire quelques emplettes. La, nous rencontrons un vieux van Volkswagen de jeunes israeliens qui traversent aussi l'Afrique mais a l'est et en 2 ans. Nous allons ensuite en direction de Maun, ville depart de toutes les activites en lien avec le delta de l'Okavango. Nous avons elu le 'Back to the Old Bridge backpackers' notre QG. Apres le pillage zambien, nous n'avons plus le choix, nous prenons donc le moins cher pour le moins de temps possible. Nous choisissons un mokoro, sorte de petite coquille de noix (sans jeu de mot), pour la journee. Nous pouvons ainsi nous ballader dans le delta dans ces petites barques et voir ainsi plein de nouvelles especes d'oiseaux. Nous passons ainsi a ras des herbes hautes ou viennent se nicher des enormes araignees pour le plus grand bonheur de Martin qui ne peut retenir ses cris et ses grands gestes pour tenter d'esquiver ces petites betes. Nous apercevons a terre lors d'une petite ballade deux elephants. Ce fut une super experience de pouvoir se ballader ainsi, mais nos derrieres s'en souviennent, tant les mokoros sont inconfortables au bout d'une journee. Nous revenons donc le soir et decidons de rester deux jours de plus afin d'assister a la finale de la coupe du monde opposant le Pays Bas a l'Allemagne. Le backpack etait aussi l'occasion de rencontres. Nous avons d'abord rencontre Glenn et Correen, deux americains qui se balladent en Afrique, pour une periode encore indeterminee et avec qui nous avons beaucoup sympathise. Sont ensuite arrives un jeune couple Stan et Lynn. Lui francais, elle australienne, ils etaient en voyage de noce depuis quelques mois deja en ballade en Afrique. Nous avons fait un mega diner le dimanche soir avant la finale, c'etait vraiment super sympa. Et puis il y a eu la finale, avec des gros cris d'allemands et de neerlandais; une finale bien virile. Apres des adieux dechirants a nos amis voyageurs, nous reprenons la route vers le Sud du Botswana et notre derniere frontiere a passer, celle de l'Afrique du Sud.
Nous passons au Sud de Gaborone, la capitale du Botswana, au poste frontiere de Lobatse.
Le passage se fait sans problemes des deux cotes de la frontiere, c'est peut etre une des frontieres que nous avons passe le plus rapidement. C'est curieux, pour la derniere nous aurions presque voulu qu'elle dure plus longtemps, juste pour faire durer le plaisir. S'ensuit une prise de conscience, nous arretons la voiture et regardons la petite carte de l'Afrique de notre guide Lonely Planet pour bien nous rendre compte le chemin que nous avons parcouru jusqu'a ce jour. Nous dormons le premier soir a Vryburg, puis passons le lendemain par Kimberley, Bloemfontein ou nous cherchons le backpack de Philippe (rencontre a Windhoek) mais que nous ne trouvons pas. Nous nous dirigeons ensuite vers Port Elizabeth, premiere ville de la garden route, route cotiere reputee pour etre une charmante petite ballade. Nous ne manquons pas de prendre en photo le charmant petit village de Cradock ou nous avons pu apercevoir une "library cradock", puis une"primary school Cradock".... A Port Elizabeth, nous entamons donc notre derniere ligne droite vers Cape Town. Nous dormons le premier soir dans un camping aussi desert que magnifique, au bord de la mer. Nous apercevons pour la premiere fois les panneaux CAPE TOWN ou KAAPSTAD (Cape Town en Afrikaans). Nous nous arretons le lendemain a Plettenberg Bay et pouvons admirer une belle scene, quelques surfers muscles sur fond de baleines, nous restons bouche bee devant ce magnifique spectacle. Nous restons ebahis a chaque mouvement que pouvaient faire ces immenses mammifere. Notre route se poursuit un peu dans les terres ou apparemment la route est plus belle. Nous pouvons ainsi passer notre 14 juillet dans un lodge ou nous avons demande de planter la tente. Prise de pitie, la gerante nous ouvre les portes d'une chambre ou nous pouvons avoir une douche chaude et un lavabo, grand luxe! Et c'est ainsi que d'une chambre a 80 euros, nous pourrons dormir a l'abri du vent avec lavabo et douche pour 10euros. Nous rencontrons ce soir la Yvonne, une sudafricaine parlant un francais impeccable, ayant vecu avec son mari quelques temps en Suisse et un peu partout ailleurs dans le monde. Nous nous levons tot et repartons de plus belle vers le Cap des Aiguilles, ou Cape Agulhas, point le plus au Sud de l'Afrique, faisant le point de divergence entre les oceans Atlantique et Indien. Apres une seance de photos sans fin, le ramassage des cailloux du bout du monde, nous nous remettons en route pour arriver au Cap de Bonne Esperance avant la tombee de la nuit. Nous y parvenons vers 16h30. Mauvaise surprise, nous devons payer un droit d'entree, le site etant classe parc naturel. Nous payons nos quinze euros et entrons sachant qu'il faut sortir avant la nuit qui est une heure plus tard, et que chaque heure supplementaire est facturee 50 euros. Nous nous empressons de nous rendre au bout du bout, l'excitation est a son comble! Nous attendons ce moment depuis maintenant plus de 4 mois. Pour l'occasion nous avions achete une bouteille de champagne que nous avons savoure sur un rocher du bout du monde. Nous l'avons partage avec les personnes qui etaient la a ce moment, un sympathique moment!!! 
 
NOUS L'AVONS FAIT, WE MADE IT!!
Apres ce moment de joie, nous reprenons la route vers notre ville destination: CAPE TOWN ! Nous arrivons de nuit et ne pouvons donc pas profiter de la belle vue sur la mer. Nous nous contentons de savourer notre joie d'etre arriver a destination. Nous nous dirigeons vers Ashanti Guest House, un backpack qui nous a ete recommande durant notre parcours. Nous plantons la tente, bravant le froid de cet hiver austral. Nous restons 3 jours dans cette Guest House, et depuis une semaine nous sommes accueillis par la famille Daron. A Cape Town nous sommes deja alles en haut de Table Moutain, montagne de 1000 metres au sommet plat et surplombant la ville, et avons rendus visite a une colonie de manchots ayant elu residence sur une des plages alentour. 
 
Mais l'ultime objectif reste de vendre la voiture. Et c'est la que cela devient drole. Apres quelques detours dans les administrations sud-africaines nous apprenons qu'il n'est pas possible de faire enregistrer et donc de vendre un vehicule avec volant a gauche. Les seules solutions qu'il nous restent sont la casse ou le rapatriement de la 4L. Le probleme est que c'est la fin du voyage et le rapatriement est une solution onereuse pour nos revenus d'etudiants et que la casse serait un brise-coeur... pour la fin de nos aventures nous lancons donc un appel aux dons a ceux qui souhaitent un jour revoir et peut etre repartir avec notre bolide.
 
Voila donc les dernieres aventures de notre periple, mais nous sommes toujours en Afrique ce qui ne nous met pas a l'abri de nouvelles peripeties...
 
Pour les photos:

 

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pierre jacquelin 15/08/2010 14:21



Belles photos, commentaires riches et intéressants, quel TALENT !!! Bravo à vous et à bientôt...



Grimaud Christine 12/08/2010 11:12



Bravo et merci pour le récit de vos aventures... Que de rencontres formidables!!!! Vos photos sont superbes. Elles nous  font rêver et nous donne
envie d'aller passer des vacances en Namibie.  Je suis très heureuse de savoir que vous avez réussi à atteindre votre but... Félicitations pour votre ténacité!!!! Et maintenant où
êtes-vous? En France ? Rentrés dans vos familles? En tout cas bonne continuation et bonne chance pour la suite de votre cursus. Peut-être à un de ces jours à Lagos...Vous serez
toujours les bienvenus à Lagos ou ailleurs!!!! 



Stan et Lyn 09/08/2010 05:24



Salut les gars!


On vient de rentrer au bercail (hier) et je vous ecrit du boulot. Ca fait bizzarre!


Finalement, vous en avez fait quoi de la bagnole???


Apres vous avoir quitte on s'est fait 2 jours de mokoro (ouais j'avais le cul en bois a la fin!), le kalahari (superbe mais FROID la nuit...temperatures negatives, eau gelee...), Namibie (on a
adore les paysages). Vous n'avez pas rate grand chose en n'etant pas alle sur la Skeleton coast, c'est froid et mouille vu qu'il y a de la bruine toute la matinee et pas le plus beau des paysages
Namibiens. On est repasses au Botswana pas le nord et on s'est envoles de Maun pour Brisbane.


Bon, on espere que vous etes bien rentres et que vous profitez bien de la bonne bouffe francaise apres tous ces mois de repas simplifies!


A plus


Stan et Lyn



lauriane 06/08/2010 10:58



Juste bravo, c'est vraiment fou. les photos sont trop belles. A trés vite en France.



mumu 28/07/2010 21:50



MERCI...et Bravo!